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Stack & technique · 11 min de lecture

Logiciel VTC sur mesure : preuve de réservation, registre et périmètre

Les sept mentions que votre preuve de réservation doit porter, ce que la déclaration des conducteurs change, et quand le sur mesure se justifie.

James DumaineFondateur · TikupMedia
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Sommaire· 10 sections
  1. 01À retenir
  2. 02Que doit contenir la preuve de réservation, et qu est-ce que cela impose à l application ?
  3. 03Que change la déclaration des conducteurs depuis juin 2026 ?
  4. 04Quand le sur mesure vaut-il mieux qu une plateforme ou un outil du marché ?
  5. 05Que met-on dans le premier lot ?
  6. 06Questions fréquentes
  7. 07Glossaire
  8. 08Sources
  9. 09À lire aussi sur le blog
  10. 10Aller plus loin avec nous

TL;DR : réponse rapide

Un logiciel VTC sur mesure part de 4 900 € et se justifie dès que vous exploitez plusieurs voitures. La loi vous impose une preuve de réservation préalable à sept mentions, contrôlable à tout moment, et depuis le 27 juin 2026 l’exploitant déclare au registre le nom de ses conducteurs, leur numéro de carte et les plaques des véhicules.

Pour qui cet article

Vous exploitez entre deux et quarante voitures de transport avec chauffeur, en direct ou pour des comptes entreprises. Vous dépendez d’une plateforme qui prend sa commission, et vous voulez vos propres courses, vos propres clients et vos propres preuves.

À retenir

  • La preuve de réservation a sept mentions obligatoires. Nom ou dénomination et coordonnées de la société exploitante, nom et numéro de téléphone du client, date et heure de la réservation préalable, date et heure de prise en charge souhaitées, lieu de prise en charge indiqué par le client, numéro d’inscription au registre des VTC, et numéro Siren de l’exploitant.
  • Elle peut être électronique, ce qui veut dire que votre application peut la produire. Mais si le nom ou le téléphone du client n’y figurent pas, le conducteur doit fournir sans délai à l’agent les moyens de contacter le client.
  • Depuis le 27 juin 2026, l’exploitant déclare ses conducteurs : leur nom, le numéro de leur carte professionnelle et les plaques des véhicules exploités. Votre base doit donc tenir à jour le lien conducteur, carte et véhicule, et pas seulement le planning.
  • Deux horloges à cinq ans. La carte professionnelle se renouvelle tous les 5 ans, avec un stage de formation continue de 2 jours, soit 14 heures, à effectuer 3 mois avant l’échéance. L’inscription au registre se renouvelle elle aussi tous les 5 ans, et coûte 170 €.
  • La maraude est interdite, y compris électronique. Un client qui n’a pas réservé ne peut pas être pris en charge, et une carte professionnelle non valide coûte 1 500 € d’amende.

Un exploitant de VTC vit avec une contrainte que peu de métiers connaissent : à tout moment, un contrôle peut lui demander de prouver qu’une course en cours a bien été réservée à l’avance. Pas de la justifier après, de la prouver sur-le-champ, avec sept informations précises.

Tant que les courses viennent d’une plateforme, la preuve est produite par la plateforme et le sujet n’existe pas. Il apparaît le jour où vous prenez vos propres clients en direct, qui est aussi le jour où votre marge double. Les comptes entreprises, les transferts d’aéroport, les mises à disposition : ce sont vos courses, et c’est à vous de les prouver.

Cet article tranche trois points : ce que la preuve de réservation impose à votre application, ce que la déclaration des conducteurs change depuis juin 2026, et à quel moment un logiciel VTC sur mesure devient plus rationnel qu’une commission versée à vie.

Que doit contenir la preuve de réservation, et qu’est-ce que cela impose à l’application ?

Sept mentions, et deux d’entre elles ne sont pas dans votre système de réservation si vous n’y avez pas pensé : le numéro d’inscription au registre des VTC, qui remplace l’ancien numéro Atout France, et le numéro Siren de l’exploitant. Ce sont des constantes d’entreprise, mais elles doivent figurer sur chaque preuve, donc être posées dans le gabarit du document.

Mention obligatoireCe que cela impose à l’application
Nom ou dénomination sociale et coordonnées de l’exploitantUne fiche entreprise unique, reprise sur chaque preuve
Nom et numéro de téléphone du clientUn client identifié, pas une course anonyme
Date et heure de la réservation préalableUn horodatage à la création, non modifiable ensuite
Date et heure de prise en charge souhaitéesUn champ distinct de l’heure réelle de prise en charge
Lieu de prise en charge indiqué par le clientL’adresse telle que le client l’a donnée, conservée
Numéro d’inscription au registre des VTCUne constante d’entreprise posée dans le gabarit
Numéro Siren de l’exploitantIdem, et à ne pas confondre avec le numéro de registre
Source : Service-public Entreprendre, devenir chauffeur de VTC. La preuve peut être papier ou électronique, et doit être produite lors d’un contrôle.

La mention la plus structurante est l’horodatage de la réservation préalable. Il doit être antérieur à la prise en charge, et il ne doit pas pouvoir être réécrit. Une application qui enregistre la course au moment où le chauffeur démarre ne produit pas une preuve : elle produit un constat. C’est précisément cette nuance que le contrôle cherche.

Que change la déclaration des conducteurs depuis juin 2026 ?

Elle transforme le registre en miroir de votre flotte. Depuis le 27 juin 2026, l’exploitant doit déclarer le nom des conducteurs qu’il emploie, le numéro de leur carte professionnelle et les plaques des véhicules exploités. Autrement dit, trois tables qui vivaient séparément dans la plupart des outils doivent désormais être reliées et tenues à jour.

Montants qui encadrent un exploitant VTC : inscription au registre 170 euros, garantie financiere de 1 500 euros par vehicule, amende de 1 500 euros pour carte professionnelle non valide.
ObligationCe que dit la règleCe que cela impose au logiciel
Inscription au registre des VTCObligatoire, en ligne, 170 €, renouvelée tous les 5 ansUne échéance posée à la date d’inscription
Déclaration des conducteursDepuis le 27 juin 2026 : nom, numéro de carte professionnelle, plaques exploitéesUn lien conducteur, carte et véhicule, tenu à jour
Changement de situationÀ signaler dans un délai de 3 moisUne alerte sur toute modification d’adresse ou d’activité
Carte professionnelleRenouvelée tous les 5 ans, stage de 14 heures à effectuer 3 mois avant l’échéanceUne échéance par conducteur, pas une seule pour l’entreprise
Emplacement de la carteEn évidence sur le pare-brise, visible de l’extérieur pendant l’activitéUn contrôle de départ de service, dans l’application du chauffeur
Garantie financière1 500 € par véhicule utilisé régulièrement, sauf propriété ou location de plus de 6 moisLe statut de chaque véhicule, avec son justificatif
MaraudeInterdite, y compris électronique : pas de prise en charge sans réservation préalableAucune course créée sans réservation horodatée
Source : Service-public Entreprendre, devenir chauffeur de VTC. Détenir une carte professionnelle non valide est puni de 1 500 € d’amende.

Quand le sur mesure vaut-il mieux qu’une plateforme ou un outil du marché ?

Quand vous avez des clients à vous. Tant que toutes vos courses viennent d’une plateforme, la question ne se pose pas : la commission est le prix du flux. Elle se pose dès que vous avez des comptes entreprises, des contrats de mise à disposition ou des transferts réguliers, parce que vous payez alors une commission sur un client que vous avez amené vous-même.

Signal dans votre exploitationCe que fait une plateforme ou un outil du marchéCe que change le sur mesure
Vous avez des comptes entreprises facturés au moisUne course à la fois, payée par carteUn compte client, une facture mensuelle, un bon de commande
Vous travaillez avec des chauffeurs partenairesHors périmètre, suivi au tableurUn compte partenaire, limité à ses courses
Vous devez prouver chaque réservationLa plateforme produit la preuve, pas vousUne preuve à vos mentions, générée à la réservation
Vous appliquez des grilles différentes par clientUn tarif unique imposéUne grille par contrat, appliquée à la course
Vous êtes seul en voiture et tout vient de l’applicationLa plateforme suffitTrop tôt, le calcul ne rentabilise rien
Trois lignes cochées ou plus : le sur mesure se calcule. Une seule : gardez la plateforme.

Chez nous, un outil interne de ce type part à partir de 4 900 €, chiffrage et maquette fournis avant tout engagement. La grille complète par périmètre est dans combien coûte un logiciel métier sur mesure, et le raisonnement sur le transport de marchandises, voisin mais différent, dans le logiciel de gestion de transport sur mesure.

Que met-on dans le premier lot ?

La réservation et sa preuve. L’optimisation des trajets, le paiement en ligne et les tableaux de bord viennent ensuite : ils sont agréables, mais ils ne tiennent pas un contrôle et ne facturent pas un compte entreprise.

  • Le client, particulier ou compte entreprise, avec sa grille tarifaire et son mode de facturation.
  • La réservation horodatée à la création, non réécrivable, qui produit la preuve aux sept mentions.
  • La course avec son conducteur, son véhicule, l’heure réelle de prise en charge et son prix.
  • La flotte : conducteurs, cartes professionnelles avec leurs échéances, véhicules et leurs plaques.
  • La facture mensuelle par compte entreprise, calculée depuis la grille du contrat.

Pour écrire ce périmètre sans se tromper, le modèle à remplir est dans cahier des charges de logiciel métier. Si votre projet vise aussi une application pour les clients, combien coûte une application mobile donne les ordres de grandeur. Vous manipulez des noms, des téléphones et des adresses de prise en charge : la liste à passer avant la mise en ligne est dans sécurité et RGPD d’une application métier.

Questions fréquentes

Combien coûte un logiciel VTC sur mesure ?

Un outil interne de ce type part à partir de 4 900 € pour un premier lot qui porte la réservation, la preuve aux sept mentions et la facturation des comptes entreprises. Le chiffrage et la maquette sont fournis avant engagement. Le budget total dépend du nombre de grilles tarifaires et de la présence ou non d’une application pour les clients.

Quelles mentions doit porter la preuve de réservation d’un VTC ?

Le nom ou la dénomination sociale et les coordonnées de la société exploitante, le nom et le numéro de téléphone du client, la date et l’heure de la réservation préalable, la date et l’heure de prise en charge souhaitées, le lieu de prise en charge indiqué par le client, le numéro d’inscription au registre des VTC et le numéro Siren de l’exploitant.

La preuve de réservation peut-elle être électronique ?

Oui, elle peut être papier ou électronique. Si le nom ou le téléphone du client n’y figurent pas, le conducteur doit fournir sans délai à l’agent qui contrôle les moyens de contacter le client. C’est pour cela qu’une application qui ne stocke pas le contact du client expose le chauffeur lors d’un contrôle.

Que doit déclarer un exploitant VTC depuis juin 2026 ?

Depuis le 27 juin 2026, l’exploitant doit déclarer le nom des conducteurs qu’il emploie, le numéro de leur carte professionnelle et les plaques des véhicules exploités. Tout changement de situation, comme un changement d’adresse ou un arrêt d’activité, doit par ailleurs être signalé dans un délai de trois mois.

Quelle garantie financière faut-il pour un véhicule VTC ?

1 500 € pour chaque véhicule utilisé régulièrement. Elle n’est pas nécessaire si vous êtes propriétaire du véhicule ou si vous le louez pour plus de six mois : il faut alors fournir un justificatif de propriété ou de location. La référence citée est l’arrêté du 28 janvier 2015 relatif à la capacité financière des exploitants de VTC.

Peut-on quitter une plateforme du jour au lendemain ?

Rarement, et ce n’est pas souhaitable. Le montage habituel est progressif : la plateforme garde le flux de clients occasionnels, l’outil sur mesure prend les comptes entreprises et les clients directs, là où la commission coûte le plus. Le point de bascule se calcule sur la part de courses que vous amenez vous-même.

Glossaire

  • VTC : voiture de transport avec chauffeur, qui ne peut prendre en charge que des clients ayant réservé à l’avance.
  • REVTC : registre des voitures de transport avec chauffeur, dont le numéro d’inscription remplace l’ancien numéro Atout France.
  • Maraude : fait de circuler à vide en cherchant un client ou de se faire héler dans la rue, réservé aux taxis et interdit aux VTC, y compris sous forme électronique.
  • Preuve de réservation préalable : document papier ou électronique à sept mentions, que le conducteur doit pouvoir présenter lors d’un contrôle.
  • Mise à disposition : contrat par lequel un véhicule et son chauffeur sont réservés pour une durée, et non pour un trajet.

Sources

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